Moulage d'un visage acnéique

Mais oui, vous êtes normale ! Cependant, nier l'impact que vos boutons ont sur votre moral et votre qualité de vie ne les fera pas partir. Alors, si vous hésitez, voici mes réponses à des problématiques fréquentes. Parce que je ne vois aucune raison de baisser les bras et de vous priver de soins.

1) Vous avez tout essayé en parapharmacie, et ça n' a pas suffisamment marché ?

Il est donc temps de passer aux choses sérieuses. Si votre acné semble coriace, il faut un traitement plus fort.

 

2) Votre entourage minimise votre problème mais vous vivez le moindre bouton comme une situation insupportable ?

 "L'impact de l'acné sur la qualité de vie n'est pas corrélé au nombre de boutons. " C'est la conclusion de toutes les études menées sur ce sujet. Tous les dermatologues le savent, ils adaptent donc leurs traitements au cas par cas, en fonction de votre ressenti, et du contexte social et professionnel dans lequel vous évoluez.

 

3) Vous avez déjà vu plusieurs dermatos différents, avec des résultats qui vous ont déçue ?

 Il est possible que vous n'ayez pas rencontré le bon interlocuteur.

Mais il est possible aussi que vous vous soyez découragée trop vite, sans laisser le temps aux médicaments d'agir, ou à votre médecin d'essayer autre chose. Si c'est le cas, retournez voir la personne avec laquelle vous avez eu le meilleur contact, et laissez-la faire son boulot.

 

4) Votre acné est variable dans le temps donc vous avez laissé trainer le problème, mais au fond vous aimeriez vous en débarrasser ?

Dans ce cas, pas besoin d'attendre d'avoir à nouveau des boutons pour consulter. Prenez RDV et exposez votre problème, cela n'empêche pas le prescripteur de vous donner un traitement de fond. Vous pouvez également prendre vos boutons en photos, cela aide le médecin si vos lésions ont disparu le jour de la consultation (plus fréquent qu'on ne le croit...).

 

5) Votre acné s'accompagne d'autres problèmes: chute de cheveux, pousse de poils, cycles irréguliers, surpoids...?

 Dans ce cas, un bilan  hormonal s'impose.

 

6) Votre acné laisse des cicatrices ?

 Plus vous attendrez, plus il y aura de marques. Alors, prenez-donc le problème en mains, c'est dommage d'attendre.

 

7) Vous pensez qu'on va vous prescrire un traitement dont vous ne voulez pas entendre parler, alors pourquoi y aller ?

Parce que vous avez bien sûr votre mot à dire ! La discussion se fait avec le patient. Vous avez le droit de refuser la pilule ou l'isotrétinoïne, ou au contraire de préférer ces solutions. Le tout est de ne pas se braquer et d'accepter de discuter les avantages et inconvénients de chaque traitement.

 

8) Vous avez l'impression que votre médecin ne vous a pas écoutée ?

 C'est probablement le cas. A cela plusieurs explications possibles:

- Soit votre médecin ne s'intéresse pas à l'acné. Peut-être avez-vous consulté, sans le savoir,  un dermatologue spécialisé dans d'autres domaines ?

- Soit votre médecin était fatigué à ce moment, son attention et sa réactivité ont pu être moindres, sans que cela affecte sa prescription. Laissez-lui une deuxième chance, et placez votre RDV en début de journée si vous voulez un interlocuteur encore frais !

 - Soit votre médecin est plus théoricien que clinicien: il privilégie l'aspect médical et délaisse le côté humain et relationnel. Ces confrères ne sont pas les plus aptes au suivi des pathologies bénignes mais chroniques comme l'acné.

 

Mon conseil:

Une fois que vous aurez trouvé le bon interlocuteur, votre mission est simple: osez vous exprimer, confiez-lui littéralement votre problème ! Votre dermatologue est l'avocat de votre peau: il va défendre vos intérêts, à condition que vous acceptiez de lui confier cette tâche.

La confiance est la clé du succès, et le fondement-même de la relation médecin-patient.

Et les consœurs et confrères qui sont dignes de votre confiance ne manquent pas, tout de même !

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