Oeuvre de Rodolphe Von Gombergh

1) Des ingrédients encapsulés

Afin de préserver toutes les propriétés de certains ingrédients fragiles (comme la vitamine C), il peut être intéressant de les  délivrer à la dernière minute. Ces ingrédients encapsulés séparément seront libérés par l'usager lors de la première utilisation de son soin. Ceci permet également de réduire l'ajout de conservateur dans les cosmétiques.

Ainsi, le Duolys CE du Laboratoire ACM, est un flacon dont la partie inférieure contient la fragile vitamine.

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Lors de la première utilisation, vous devez appuyer sur le fond de l'emballage afin de déverser la vitamine C dans le soin. Il suffit de secouer pour homogénéiser, et le tour est joué. Attention, la date de péremption de ce produit est courte. il s'agit donc d'en faire une cure courte mais intense, pas de l'utiliser occasionnellement et de l'oublier au fond de sa trousse de toilette.

 

2) La cosmétique instrumentale

Il s'agit de reproduire avec des cosmétiques les bénéfices apportés par des soins dermatologiques esthétiques. Pour nous satisfaire, les fabricants ont recours à des outils technologiques de pointe, fournis au consommateur.

Ainsi, Filorga apporte la science médicale esthétique jusque dans nos salles de bain.

On connaissait déjà le rouleau à picots compresseur de rides, destiné à appliquer (et booster) le soin Mesothérapist. Il s'agissait de reproduire l'action de la mésothérapie sur le visage.

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Leur dernier-né est Lumitherapist, un kit anti-âge comprenant un soin revitalisant et son booster générateur de lumière. Ce petit appareil est équipé de 13 LED, des sources de lumière utilisées en dermatologie pour obtenir des effets photo-biologiques après application de certains principes actifs.. Il s'agit ici de reproduire la photostimulation pratiquée en cabinet médical.

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En pratique: on applique le soin sur la peau, puis on sélectionne sur l'appareil l'une des trois ondes lumineuses selon le but recherché: fermeté, imperfections, ou éclat du teint. L'appareil doit ensuite être déplacé lentement sur la peau pendant une dizaine de minutes afin d'obtenir l'effet recherché. On peut insister sur les zones prioritaires.

 

3) Des cosmétiques sur-mesure

Ioma est le pionnier des cosmétiques sur-mesure, voire d'anticipation.

L'année dernière, avec le Ioma-Factory, Ioma proposait d'établir un diagnostic personnalisé de l'état de votre peau. Ceci débouchait, chez marionnaud, sur l'élaboration d'un soin adapté précisément à l'état de votre peau au moment du diagnostic.

Plus discret, le soin Booster Jeunesse innove depuis deux ans, avec  un packaging contenant une puce. Lorsque ce capteur est appliqué sur le visage, il peut évaluer l'état d'hydratation de la peau, et fournir des indications sur l'utilisation du soin. Cette technologie utilise aussi des diodes lumineuses LED. Malgré une allure un peu "gadget", ces microcapteurs Mems seraient les mêmes que ceux qui équipent le module laser du robot Curiosity envoyé sur Mars ! 

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En pratique: le nombre de diodes allumées vous renseigne sur l'état d'hydratation de votre peau. Cette technologie pourrait être utile aux personnes qui ne savent jamais si elles appliient assez de crème, ou si elles doivent en mettre une ou deux fois par jour.

 

Enfin, Codage est également un acteur incontournable de la cosmétique sur-mesure, à condition de pouvoir se l'offrir. Vous pouvez ainsi faire fabriquer un cosmétique formulé spécialement pour votre peau.

 

Si l'on y ajoute les possibilités infinies de l'impression 3D, nos cosmétiques seront totalement uniques d'ici quelques années.

 

4) La chronobiologie appliquée en cosmétique

La chrono-cosmétique devrait bientôt se répandre. Selon l'heure de la journée, notre peau ne se comporte pas de la même façon: plus grasse en début d'après midi, plus réactive le soir, ses capacités de synthèse et de réparation sont maximales vers 1h du matin.

Des applications concrètes seront développées, par exemple en anti-âge avec des soins ciblant les sirtuines, protéines de la longévité.

 

5) Halte au gaspillage

Récupérer des déchets alimentaires bio pour les exploiter en cosmétique et  réduire ainsi le gaspillage alimentaire ? C'est le pari fou de six étudiants de la London School of Economics. Selon Angus Cepka, l’un des porteurs de projet, "l’objectif de BeautyFru est de diminuer les déchets et d’éduquer les gens en leur montrant que ce qu’ils jettent peut avoir de la valeur. L’idéal serait que grâce à nous, lorsqu’ils mangent une banane, ils ne se contentent plus de jeter la peau mais qu’ils se disent, 'hum, qu’est-ce que je pourrais faire avec?'"

Ce projet de cosmétiques écolo avait été présenté au forum LH Positive Economy Forum en 2013. Angus Cepka a été le lauréat de la Première Edition du Concours de l’économie positive. Malgré cet accueil positif du projet BeautyFru, il n'y a pour le moment pas de commercialisation prévue.

 

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Photo: Rodolphe Von Gombergh