Photo ancienne de femme tatouée

Les premiers témoignages de détatouage remontent à Platon : Aetius, médecin grec du VIème siècle après JC, décrivait un procédé de salabrasion avec application de poivre, rue et orpiment durant 5 jours puis perçage de la peau tatouée et application de sel.

Au XIXème siècle, les médecins s’aperçurent que le détatouage ne pouvait être efficace que s’il allait assez profondément dans le derme. Le médecin militaire Alexandre Lacassagne mit au point un procédé de détatouage par friction à la toile émeri jusqu’à mettre à nu le derme et ses pigments.

Au début du XX ème siècle, Dubreuilh proposa des techniques d’ablation chirurgicale...par "décortication au rasoir".

Parallèlement, diverses techniques de destruction chimique ont été proposées, la plus connue étant celle du Dr Variot en 1888. Ce dernier, médecin des prisons, proposait une méthode qualifiée de sûre et peu douloureuse « entre ses mains » : il appliquait un concentré de tannin, puis piquait finement la peau tatouée avec des aiguilles, puis y passait du nitrate d’argent. Une nécrose se produisait alors, laissant place à « une cicatrice nullement difforme » en 2 semaines.

 

Enfin, la recherche du détatouage est aussi une longue succession d’échecs comme par exemple : les rayons X, le fer rouge, le retatouage aux pigments blancs …

 

Source : Kluger N. Le détatouage à l’aube du XXème siècle. Ann Dermatol Venereol. 2010;137:582