bio impression 3D

Quel lien entre une imprimante 3D et de la peau ?

Depuis quelques années, l'impression d'organes en 3D commence à être maitrisée. Dans un but thérapeutique, ou de recherche, la fabrication d'organes vivants apporte des solutions novatrices pour les patients comme pour les chercheurs.

Concernant la peau, les échantillons sur lesquels on travaille actuellement sont des cultures in vitro développées à partir d'un échantillon recueilli en chirurgie lors d'un geste qui retire un excès de peau. Faire grandir ou multiplier ces fragment a un intérêt double:

- développer des substrats sur lesquels faire des tests: efficacité ou tolérance de médicaments ou cosmétiques.

- permettre d'expandre la peau d'un patient qui a besoin d'une greffe suite à un accident, une brulure ou le retrait d'une lésion envahissante.

A l'heure actuelle, cette synthèse de peau humaine in vitro est un processus bien rodé, mais qui est long et fastidieux.

L'apport de la technologie 3D va révolutionner ces cultures de peau en permettant d'accélérer le processus et de synthétiser des échantillons d'une structure plus complexe. Avec ce procédé, il s'agit de déposer des cellules humaines sur une trame de collagène. Puis les cellules vont s'agencer et construire un tissu complexe, semblable à celui de l'organe d'origine.

 

Pourquoi faire de la peau en 3D à grande échelle ?

Le projet de l'Oréal est d'utiliser les procédés d'impression 3D pour accélérer le processus de culture de peau in vitro. Pour ce faire, le géant de la cosmétique s'est associé avec une startup de bio-impression: Organovo.

Ces échantillons de peaux humaines reconstituées vont permettre de tester l'efficacité et la sécurité des cosmétiques. Ils sont destinés à un usage interne au sein du groupe L'Oréal, et également à être vendus à d'autres groupes cosmétiques, pour un usage similaire.

Ces procédés pourront également bénéficier à des patients en attente d'une greffe cutanée ou d'un procédé de reconstruction. Les grands brûlés, les accidentés de la route, les patients ayant des tumeurs de la peau pourraient être traités rapidement avec ces greffons élaborés à partir d'un échantillon de leur propre peau.

 

Quel intérêt en cosmétique ?

Travailler sur de la peau humaine très proche de ce qu'elle est sur le vivant est un progrès réel en cosmétique. Les applications concrètes seraient multiples:

- Fin des tests sur les animaux.

- Amélioration des tests de tolérance et d'efficacité des cosmétiques (et des médicaments): gain en reproductibilité, possibilité de cibler des processus plus complexes, réalisation de tests plus précis sur des échantillons particuliers (peau de femme, type de peau, tranches d'âge, etc...).

A long terme, on pourrait même envisager de développer des cosmétiques ultra personnalisés, testés sur sa propre peau imprimée à partir d'un échantillon.