Injection de botox pour les rides

La toxine botulique ou botox est utilisée pour traiter les rides du lion, du front et de la patte d’oie. Malgré les millions de traitements réalisés chaque année dans le monde entier,  son nom et ses effets paralysants font peur. Pourtant, la toxine botulique est un produit fiable et très sécurisé. La preuve par 5 !

1- La toxine botulique est un médicament

Peu de gens mesurent ce que cela implique, mais pour les médecins comme pour les patients, cette information a une grande importance. En effet, cela signifie que pour être autorisé légalement sur un marché, ce produit a dû subir des tests et des contrôles nombreux, rigoureux et étendus. En France, les différentes toxines botuliques commercialisées sont toutes inscrites dans le Vidal, qui recense tous les médicaments, des pilules aux antibiotiques, en passant par les chimiothérapies. Autant vous dire que les dossiers pour obtenir une autorisation sont exhaustifs, et les démarches longues et complexes. C’est peut-être un frein au développement de molécules concurrentes, mais c’est une garantie de qualité et de sécurité pour les patients.

Pour information, les autres produits injectables utilisés en esthétique (acide hyaluronique…) sont de simples dispositifs médicaux : ils obéissent à une réglementation moins stricte.

 

2- La toxine botulique est utilisée depuis 30 ans en médecine

Utilisée en ophtalmologie depuis la fin des années 1980, la toxine botulique fête ses 30 ans cette année ! Et quel développement ! Cette molécule, utilisée à titre expérimental par des ophtalmologues canadiens dès 1987, pour traiter les spasmes des paupières, s’est rapidement imposée comme le premier traitement des rides du front. Qui en a eu l’idée ? Une patiente, traitée par le Dr Jean Carruthers pour un blépharospasme (paupière qui se contracte sans arrêt), et qui a remarqué l’effet spectaculaire sur ses rides du front ! Le mari de Jean , Alastair Carruthers, est dermatologue, il  entrevoit alors le potentiel de cette découverte et développe en quelques années une méthode d’injection des rides du front et des rides du lion qui connait un succès planétaire.

Pour la petite histoire, les Carruthers ne sont jamais devenus millionnaires…Mal conseillés par leur avocat, ils n’ont pas breveté leur découverte et se sont contentés d’une activité de conseil pour le laboratoire pharmaceutique commercialisant la principale molécule…

 

3- La toxine botulique est utilisée en pédiatrie

Et ce depuis les années 1987 (Jean Carruthers traitait également de jeunes enfants à Vancouver à cette époque). Or quel autre médicament a fait l’objet d’autant de suivi et a fait la preuve de son innocuité en pédiatrie depuis 30 ans ? Seuls le paracétamol ou l’aspirine sont plus anciens, et encore... leurs effets secondaires sont plus fréquents et pas toujours bénins.

Bien évidemment, on n’utilise pas le botox pour prévenir les rides des bambins…Il s’agit malheureusement de cas plus graves, d’enfants souffrant de maladies neurologiques qui provoquent des contractions musculaires invalidantes, ou de strabismes sévères.

 

4- La toxine botulique est utilisée dans de nombreuses spécialités médicales

Vous connaissez l’effet lissant spectaculaire de la toxine botulique sur les rides du front. Ceci est dû à sa capacité à paralyser sélectivement et temporairement les muscles à l’origine des rides. Mais cette propriété n’est pas utilisée qu’en esthétique. De nombreuses spécialités médicales (à l'hôpital come en ville) traitent les spasmes musculaires grâce au botox. Ainsi, les ophtalmologues, les urologues, les neurologues, les chirurgiens plasticiens et les dermatologues traitent les problèmes suivants: strabisme (yeux qui louchent), incontinence urinaire, mouvement anormaux involontaires…On soulage également certaines douleurs chroniques et les hypertranspirations localisées par ces injections.

 

5- La toxine botulique ne reste pas dans le corps

C’est à la fois un avantage et un inconvénient : la toxine botulique est éliminée en 24 heures, après son injection. Du coup, il n’y a pas d’allergie, et les phénomènes d’intolérance sont extrêmement rares, et totalement limités dans le temps. Et si les effets de l’injection persistent 4 à 6 mois, ils sont totalement réversibles. C’est une sécurité aux yeux de certains, mais sachez que pour la plupart des patients (en esthétique comme en pathologie), c’est le principal inconvénient de ce produit miracle : il faut renouveler 2 à 3 fois par an les injections, si on ne veut pas revenir à la case départ.

 

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