cicatrice hypertrophique

La connaissance de ces mécanismes est nécessaire afin d’accompagner au mieux le processus cicatriciel et assurer le meilleur résultat sur le plan esthétique.

 

Première phase: stopper le saignement

La première phase de la cicatrisation est celle de l’hémostase afin d’arrêter le saignement. Il s’agit à la fois d’une phase de nettoyage de la plaie et d’une phase de prolifération cellulaire afin de combler la perte de substance. Le but est avant tout de maitriser le saignement.

Deuxième phase: nettoyer la plaie et préparer la réparation

La phase suivante est plus ou moins intriquée avec la première. Le nettoyage se poursuit, bactéries et débris cellulaires sont éliminés (on parle de détersion), et dans le même temps, les cellules sanguines de l’inflammation libèrent des facteurs de croissance et préparent la phase suivante.

Troisème phase: refermer la plaie

La troisième phase est la reconstruction : cette phase proliférative assure la reconstruction d’un tissu de soutien et d’un épiderme en environ 3 semaines. Cette étape permet de parer au plus pressé : la peau est réparée et fonctionnelle.

Quatrième phase: organiser la cicatrice

Ensuite démarre la longue phase de remodelage. Elle dure 12 à 18 mois et est marquée par une contraction de la plaie, une maturation et une amélioration du tissu de soutien afin de restaurer au maximum les qualités cutanées antérieures à la blessure. Les vaisseaux s’organisent et des petits filets nerveux réapparaissent.

 

Sur le plan thérapeutique, la prise en charge d’une plaie aigue doit donc permettre d’éviter : la colonisation bactérienne et l’infection, la chronicisation de la plaie, et le développement d’une cicatrice anormale (notamment exubérante, chéloïde ou hypertrophique).

 

Références : Dereure O. Plaies aigues : dynamique de la cicatrisation cutanée normale et prise en charge. Abstract Dermatologie. 2012;560 :4