femme au crâne dégarni

Un problème fréquent

La chute de cheveux chronique est un motif fréquent de consultation, chez la femme comme chez l’homme. Aux Etats-Unis, par exemple, l’alopécie androgénétique touche 6% des femmes caucasiennes de moins de 70 ans. En France, les chiffres les plus récents sont  plus élevés puisque 10% des femmes semblent touchées. Cette prévalence est moindre chez les asiatiques. L’âge de survenue est variable, mais on constate que plus cette alopécie démarre tôt, plus elle risque d’être importante.

 

Des formes de sévérité variable :

La présentation de cette affection est variable :

- Au stade précoce, elle se présente comme une chute de cheveux excessive, avec un examen du cuir chevelu normal.

- Au stade tardif, l’examen retrouve un cuir chevelu clairsemé, avec de nombreux cheveux miniaturisés, voire duveteux ou frisottés. Le cuir chevelu est fréquemment gras.

- Enfin, certaines patientes rapportent des sensations douloureuses du cuir chevelu ou des démangeaisons.

Chez  la femme, ce diagnostic d’alopécie androgénétique (AAG) est délicat, on ne le retient qu’après avoir éliminé d’autres causes. 

Quels examens pratiquer ?

Il est difficile d’évaluer l’évolutivité des AAG, mais certaines équipes proposent les examens suivants :                                                                                                                                                                                    

- Le trichogramme : il s’agit d’un examen des tiges pilaires (obtenues après arrachage), de façon à la fois quantitative et qualitative. Il précise l’état des cheveux (diamètre, phase du cycle…).                    

-La dermoscopie : il s’agit globalement de regarder les cheveux à la loupe. On trouvera une diversité du diamètre des cheveux, des halos autour des follicules, et parfois des follicules vides.                      -

- Le prélèvement par biopsie des cheveux pour analyse au microscope est rarement demandé. Il permet une analyse du diamètre et de la forme de la tige pilaire. On peut également estimer la proportion des follicules miniaturisés par rapport aux follicules normaux, la densité des follicules normaux, la proportion de cheveux en fin de cycle (proche de leur chute donc). En cas d’AAG, on constate : une miniaturisation des follicules, une augmentation du nombre de duvets, une diminution du nombre des follicules normaux, une augmentation des follicules en fin de cycle, et une légère inflammation de la peau.

Ces examens sont rarement pratiqués en routine, car le diagnostic pose rarement problème. D’autre part, lorsque le diagnostic est fait, la réalisation de ces tests apporte peu de changement thérapeutique. Il ne faut donc pas se focaliser sur leur réalisation, ni en attendre beaucoup de choses à ce stade de nos connaissances sur l’alopécie androgénétique féminine.

 

Source photo : http://www.atlas-dermato.org/atlas/alopeciefin.htm