peau après un laser fractionné

Il existe deux catégories de lasers fractionnés :

-  les ablatifs (avec destruction de l'épiderme) : CO2 et erbium. Ils sont les plus efficaces car ils rabotent la surface cutanée. Le CO2 a aussi l’avantage de chauffer en profondeur, ce qui stimule la peau et la retend. Ils occasionnent des suites de quelques jours avec rougeurs et croutelles.

- les non ablatifs (sans rupture de la barrière épidermique) : type Fraxel. Ils ne font que chauffer. Ils ont l'avantage de ne pas interrompre la vie sociale, mais sont par définition moins efficaces  sur le microrelief de surface.

 

En fait les lasers CO2 sont utilisés depuis une vingtaine d’année en dermatologie pour faire du resurfacing, c’est-à-dire raboter la surface cutanée pour lisser (rides, cicatrices d’acné, tumeur bénignes…). Mais lorsqu’on rabote tout, on se retrouve comme un grand brûlé, avec un acte réalisé sous anesthésie générale, des pansements de 15 jours, et des suites parfois émaillées de surinfection, troubles de la pigmentation etc…

 

La nouveauté des fractionnés est d’avoir ajouté à la sortie du rayon laser un scanner qui va en quelque sorte tamiser le tir : les points d’impacts sont côte à côte comme des puits de traitement (et non plus continus), et il persiste entre eux des intervalles de peau saine.

Les avantages sont nombreux : pas d’anesthésie nécessaire, acte réalisé en 15 minutes au cabinet, suites à type de rougeurs durant quelques jours en fonction des paramètres utilisés, pas de risque de dépigmentation, un coût moins élevé au total.

Les inconvénients par rapport au resurfacing total sont : la nécessité de faire plusieurs séances, et un résultat parfois moins bons sur les peaux extrêmement marquées.

Voilà pourquoi finalement la plupart des patientes se tourne vers les technologies fractionnelles, dans un souci de gain de temps et de réduction des suites et risques.

 

Photo: www.medicalling.com